VTT – Quand on passe de 5 à 7

(article de Fabrice)

la cloche du village est sur le point de sonner 9h00 quand Jean-Luc arrive pour m’accompagner. Certes, son arrivée me réjouit à contrario de l’araignée du matin qui est synonyme de chagrin, tout comme le temps qui nous attend.L’idée de rouler en duo s’éloigne (s’évapore ne pouvant être utilisé pour cause de température trop basse) avec la présence des fidèles lieutenants : Christian, Hervé et Jean-Claude répondent à l’appel. Belle et heureuse surprise d’accueillir David et Julien deux nouveaux compagnons d’échappée au sens propre comme au figuré.  Ainsi constitué, et la bienvenue souhaitée, le groupe des sept fait corps et s’élance vers Montanay avec l’intention de se réchauffer au plus vite. Nous sommes obligés d’adapter cette partie d’itinéraire pour cause de trail des givrés « en cours » et ne pas gêner d’ailleurs certains de nos amis du club inscrits à cette épreuve. Le contournement par le silo nous ramène sur les pistes trempées du Franc Lyonnais. Chaque portion est rigoureusement choisie en fonction de l’état plus ou moins praticable des terrains à traverser. Jean-Luc prend la tête des opérations sans abuser de son assistance. Ceci dit, le rythme est soutenu tout en restant groupé. On sent de suite que Julien et David sont des vététistes confirmés à l’aisance qu’ils démontrent. Une fois rejoint les hauts de Neuville et franchis la Saône, l’ascension finale vers le Thou est devant nous…Enfin, je veux dire que je peux les voir tous de dos ! A mi-chemin, Christian propose une première halte casse-croute à proximité de la petite maison dans la prairie d’Albigny. Fausse joie ou plutôt initiative prématurée sachant que la croix vitaise reste à passer pour atteindre l’objectif. Jean-Claude, qui maitrise dorénavant sa monture piaffe d’impatience et accompagne allègrement nos deux nouveaux vers le sommet. Hervé, quand à lui, toujours à l’avant-garde est aussi de la partie. En les voyant s’éloigner, je ne peux qu’espérer tenir en pensant aux abricots secs, autres amandes et noisettes qui m’attendent elles aussi. Dans sa grande bonté, Jean-Luc me propose une barre de batterie (sur les quatre dont il dispose encore) pour surmonter l’épreuve finale. On ne s’éternise pas en altitude car l’heure tourne et le froid humide n’incite guère à la contemplation. La décision est prise de dévaler sans glisser les singles tortueux via St Cyr. Je me refais dans ce contexte une certaine santé et heureux qu’aucune glissade, chute ne viennent perturber notre plaisir d’équilibriste. L’arrivé au pont de St Romain sonne la fin du gras. La voie cyclable tu emprunteras. Ayant accumulé un certain retard on achève par la montée des chevaux. 12h30 s’affiche quand on se quitte après 38 kms et 780 MD+. Dire que je suis rincé avant même d’être passé sous la douche est un doux euphémisme. Que cette sortie ait donné envie à David et Julien d’être parmi nous le plus souvent possible.

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